Tedium Vitae
Lorsqu’à la flambée qui pétille
La cendre à succédé
Lorsque ton oreille en vain
Vers les syllabes se tend
Et que la raideur de ta bite
A migré vers tes articulations
Lorsque ta peau ravagée
Pareille à celle du crapaud
Fait fuir la grenouille
À la cuisse élastique
Et que ton humeur vitreuse
S’est faite opaque
Lorsque les trois neurones qui te restent
À l’aveuglette se cherchent
Au trou noir de ton vide intérieur
Lorsque derrière le voile du temps
S’estompent les souvenirs
Et que la vie pourtant n’a plus
Le goût que les lambeaux
De ta mémoire lui prête
Alors là, mon gars
C’est le moment
Le moment ou jamais
De trouver du travail
 
 
TYPP PomHebdo #329 1 mars 2009 46°30' 43''N 6° 36' 8''E