Spirale
le Soleil s’en va
elles se couchent
l’hiver s’en vient
elles se cachent
où vont-elles
que font-elles
avec qui
dans la dentelle je parie
Scintiller Au
septième ciel du
lit d’un autre que
moi
loin les planètes
les Vénus
elles dérivent loin
de moi Neptune au futur
de Pluton Et si
en vertu d’une mode
assassine
entre ces splendeurs
et ma paume
moins d’un doigt
aussi loin elles sont
que
l’autre côté
de
la Lune le Soleil
s’en va
elles se couchent
l’hiver s’en vient
elles se cachent
scintiller au ciel
du
lit de celui autrefois
Mars aujourd’hui
Neptune
Au futur de Pluton Qui
ne peut les
acheter
même celles qui
se vendent Car
personne ne possède
rien
ni personne quand
même elle croise
arrogante
cette vieille qu’elle sera
Tenant
par la main
l’enfant qu’elle fut
souriante Personne
ne possède personne
pas même ce présent
intangible
asymptote
limite évanescente
fil Qui
se consume et renait
sous les pas somnambules Entre
ce qui n’est plus Et ce
qui n’est pas encore Comme
le constatais déjà
soixante générations Le
Saint Augustin cet
intangible présent
du
présent Que les
bienheureux
reçoivent sans
poser de
questions
souriants quand
sur le trottoir ils croisent
la vieille dame
bien droite
Que réchauffe
dans sa main
Une petite main
Confiante
TYPP PomHebdo #313 2 février 2008 46°30' 43''N 6° 36' 8''E