La Chenille
 
D’un bleu profond presque électrique
Parcourue d’ondes vertes et pâles
Deux yeux opaques cerclés d’opales
Moutarde tirant sur le citrique
 
Dressés au creux des métamères
Chacun monté sur son caïeu
Des éventails au goût amer
Ondulent acérés et soyeux
 
Animé par d’étranges reptations
Se balance un masque intégral
Chevalier sur son percheron
Vers des tournois de carnaval
 
Sans oublier ce qui ne se conçoit
Qu’après avoir dévidé le fil de Soie
En un cocon adopté pour linceul
Ce que mort la chenille appelle
 
L’Univers entier le nomme papillon
 
 
 
 
TYPP PomHebdo #290 17 mars 2007 53°08' S 70° 58' O